Au sein de la plupart des espèces vivantes, on peut répartir les individus en deux (ou plusieurs parfois plus de 40) groupes, distingués par leur sexe, ou genre. Le plus souvent, deux sexes existent : mâle et femelle (pour l'espèce humaine, on préfèrera utiliser masculin et féminin). Cette distinction ne peut pas toujours être effectuée d'après l'organe sexuel de l'individu, qui n'est pas toujours différent d'un genre à l'autre. Elle ne peut pas non plus être toujours effectuée sur la morphologie ou le type des gamètes. Dans tous les cas, en revanche, elle repose sur des bases génétiques liées à la possession d'une formule génétique particulière pour une unité génétique (gène, groupe de gènes, chromosome entier, association de chromosomes) déterminant pour la compatibilité sexuelle : les individus d'un même sexe ne peuvent pas se reproduire entre eux, mais peuvent se reproduire avec les individus de certains ou de tous les autres sexes de leur espèce.
La distinction des sexes est fondamentale en biologie, car l'existence de deux (ou plusieurs) sexes permet de passer de la multiplication asexuée (simple bouturage ou quasi-clonage, fréquent chez les bactéries et les végétaux), à la procréation ou reproduction sexuée : création d'un nouvel individu significativement différent de ses deux parents (grâce notamment au processus de la méiose), tout en gardant l'essentiel (et notamment l'aptitude à vivre effectivement). Ainsi, la sexualité multiplie de façon exponentielle la variabilité à l'intérieur d'une espèce avec peu de risques d'échec de la conception.
Par le mot sexe, on désigne également l'organe sexuel, mâle ou femelle.
Chez l'être humain, le sexe de la femme est nommé vulve. Il est composé du vagin, des grandes, petites lèvres,du clitoris, de l'utérus et des ovaires qui forment la partie physiologiquement fonctionnelle dans la sexualité. Et celui de l'homme, du pénis et des testicules ainsi que des certaines glandes annexes.
Il existe une profusion de termes pour désigner les organes sexuels humains. En effet, la pudeur retient souvent les locuteurs d'utiliser des termes trop explicites pour désigner les organes sexuels, qui font l'objet d'un certain tabou social. Dès lors, on cherche à contourner ce tabou en utilisant des expressions détournées, des périphrases ou des termes propres à certains registres de langage (poétique, langue enfantine, argot, termes expressifs à redoublement, etc.).
Ainsi, pour désigner le sexe de l'homme : membre (viril), verge, phallus, *bite (et divers dérivés comme *bitoune), *braque(mart), *pine, *quéquette, *zizi, (désigne l'organe sexuel d'un jeune enfant), *queue, *pélot,*zébi, (ou *zeb, *zob, *zobi), *biroutte, *biloute (dans le Nord de la France), *chibre, *zguègue, *popol, *nouille, *nœud (désigne surtout le gland), *paf, *polduk, *vit (archaïque), etc. ; pour les testicules : *couilles, *roupettes, *burnes, *gosses (au Canada), *bijoux de famille, *glaouis, *coucougnette, *joyeuses, *roustons, "roubignolles", *valseuses, « noix » , etc. (Voir Liste des noms pour le pénis humain) ;
pour désigner celui de la femme : *foufoune (au Canada francophone ce terme désigne les fesses), *chatte, *zezette, minou, *con, *babasse, *chaglatte, *boîte à mouille, *cramouille, *frifri, *moniche, *moule, fleur, rose, marguerite, lys, schnek, *trou, noune, pollette, etc.
L'image d'un téléviseur est une succession de balayages horizontaux, de gauche à droite, partant du haut, et finissant en bas de l'écran. Au commencement de la télévision, la qualité des éléments phosphorescents du tube est fort médiocre. De ce fait, quand le faisceau balaye le bas de l'écran, le haut a déjà disparu, d'où un phénomène de scintillement, ressenti fortement par l'œil humain pour 25 Hz ou 30 Hz. La solution la plus simple eût été d'accélérer la cadence de balayage, mais ceci imposait également d'augmenter la cadence des images, ce qui était inutile d'un point de vue cinématographique (le mouvement est perçu de la même façon), et fort coûteux en matériel et en bande passante. Une solution plus astucieuse fut de doubler la cadence de balayage, en omettant une ligne sur deux, afin de garder une quantité d'information constante. Ainsi, une première passe affiche toutes les lignes impaires en deux fois moins de temps que pour une image entière et une seconde passe affiche les lignes manquantes paires : c'est ce que l'on appelle l'entrelacement. On obtient bien le même nombre de lignes de balayages pour une image, et on balaye deux fois l'écran pour afficher une seule image. On désigne par le terme « trame » ("field" en anglais) une passe de balayage. Une image est donc constituée de deux trames, puisqu'il faut deux balayages pour définir l'image ("frame" en anglais).
Les caméras, qui fonctionnent comme un « téléviseur inversé », adoptèrent elles aussi cet entrelacement du balayage. Dans la première moitié du temps d'une image, une 1ère prise de vue définit toutes les lignes impaires, et une moitié d'image plus tard, une seconde prise de vue définit les lignes paires. Ce qu'il faut bien comprendre ici, c'est que les deux prises de vues sont distantes dans le temps (d'une moitié d'image). Et même si ces deux prises de vue sont complémentaires d'un point de vue spatial (les deux balayages se complètent dans le cadre), ces deux prises de vue n'affichent pas le même contenu ! Si un sujet se déplace dans le champ, il aura une position différente sur chacune des deux trames : on a alors un effet de zig-zag sur chaque frame.
Ce problème est en partie résolu par un dispositif de lames cristallines biréfringentes qui "étalent" les détails en dédoublant les rayons lumineux. Il en découle une perte de définition qui confèrent aux système PAL et SECAM une résolution verticale multipliée par 0.7 (facteur de Kell) et qui n'est plus réellement que de 400 lignes environ.
Du fait de la capture en deux trames de 1/50 s chacune, c'est le temps de pose en vidéo (25i).
Il existe dorénavant de plus en plus d'appareils vidéo capables d'afficher 25, 50 ou 60 images complètes par seconde, l'affichage n'est plus entrelacé, on parle alors de balayage progressif. Parmi les appareils capables d'un tel affichage on trouve : les ordinateurs (leur carte vidéo et leur écran), certains vidéoprojecteurs, les téléviseurs haut de gamme, certaines platines DVD et quelques rares caméscopes. C'est le mode de capture choisi pour les films tournés en HDTV ou en D-cinéma destinés à être transférés et projetés en 35 mm.
Les 25 images progressives (25p) confèrent alors aux caméras un temps de pose de 1/25 s ce qui est trop long en terme de résolution temporelle. On préfère alors limiter le temps d'intégration des trames à 1/50 s (obturateur électronique).
Les premières caméras vidéo, fonctionnant sur le même principe que les téléviseurs, analysaient l'image formée par l'objectif à l'aide d'un tube cathodique. Depuis la fin des années 1980, elles sont dotées de capteurs CCD : Charge Coupled Device ou Dispositif à Transfert de Charges (DTC) en français.
Le transfert de ces charges peut se faire de 3 manières différentes : transfert interligne (capteur IT : Inteline Transfer), transfert trame (capteur FT : Frame Transfer) qui nécessite un obturateur mécanique et est rarement utilisé ou transfert FIT (Frame Interline Transfer).
Au début du XXIe siècle, les fabricants de capteurs ont décidé d'abandonner cette technologie et construisent désormais des capteurs CMOS.
Il existe différents formats d'image vidéo, qui dépendent essentiellement de la fréquence de balayage vertical de l'image.
405 lignes 50 Hz (standard anglais abandonné) noir et blancIl faut distinguer deux fréquences de balayage de l’image :
Le balayage vertical, qui s'effectue de haut en bas et sert à composer l'image. Il s'effectue 50 ou 60 fois par seconde.Ce qui donne les valeurs suivantes :
Fh(50Hz) = 50 x 625 / 2 = 15625 HzDepuis quelques décennies on connaissait les particularités spectrales de l'œil humain, qui affichaient une très nette préférence pour certaines couleurs. De plus on savait que le spectre chromatique de l'œil peut se décomposer en trois couleurs primaires, qui permettent par mélange de recréer à peu près toutes les autres couleurs du spectre. Le cinéma couleur exploitait ceci en utilisant des émulsions à plusieurs couches, dont chacune était sensible à une couleur donnée.
Les ingénieurs vidéo optèrent pour 3 couleurs bien particulières : rouge vert bleu. Ces couleurs sont dites primaires car ce sont elles qui, par mélange, vont permettre de recomposer un spectre entier de couleurs.
La prise de vue en couleur s'effectue selon un prisme optique qui répartit la lumière sur trois capteurs, devant lesquels on a respectivement glissé une gélatine de couleur rouge, vert et bleu. Ainsi, chaque capteur n'enregistre que les informations de lumière concernant sa couleur. Il suffit ensuite d'enregistrer puis restituer les 3 composantes RVB sur un moniteur couleur acceptant les 3 entrées RVB. Il faut bien comprendre ici que l'on obtient 3 signaux à la place d'un seul. Il faut non seulement tripler toutes les liaisons câblées entre les différents équipements, mais aussi tripler les pistes d'enregistrement sur un magnétoscope, tripler tous les équipements de production, jusqu'aux équipements de diffusion hertzienne... Le challenge était donc de créer un signal unique englobant 3 informations différentes, et qui ne devaient pas se mélanger avant le traitement par le poste de réception.
Le défi était aussi de conserver la totale compatibilité avec les postes noir et blanc encore très présents dans les foyers. On travailla donc dans le but de créer un signal vidéo englobant : du rouge, du vert, du bleu, et du N&B dans le même tuyau, sans que ceux-ci se mélangent.
Pour commencer, il était impensable d'avoir une caméra N&B ET une caméra couleur. Il fallait donc fabriquer du N&B à partir des 3 composantes RVB. Se basant sur les sensibilités de l'œil aux différentes couleurs, on prit 59% de vert, 30% de rouge, et 11% de bleu qu'on mélangea copieusement. On venait d'inventer un nouveau terme : la luminance (Y). Les télés N&B pourraient donc voir en N&B des images issues de caméra couleur. Comment maintenant rajouter à ce Y les informations de couleurs nous permettant de retrouver notre RVB original ? Puisqu'on avait déjà la lumière de notre image (le Y), il fallait « colorier » ce N&B avec des informations de couleurs qui ne contenaient elles, aucune valeur de lumière, mais uniquement des indications de teinte et de saturation.
Une fois d'accord pour ce N&B colorisé, il fallut trouver l'astuce qui permettrait de transmettre la lumière (Y) et la chroma (que nous appellerons C pour faire simple). Des procédés électroniques aux noms aussi effrayants que « modulation d'amplitude en quadrature de phase, à sous-porteuse supprimée » virent le jour. Ces solutions se devaient à la fois de mixer 2 signaux de manière à pouvoir les discriminer à la réception, mais aussi de n'avoir aucune interférence visible dans le spectre du signal N&B.
Ces solutions furent trouvées et appliquées. Ainsi sont nés le NTSC (National Television System Committee) aux États-Unis, le SECAM (SÉquentiel Couleur À Mémoire) en France, et le PAL (Phase Alternate Line) en Allemagne. La technique employée pour transformer du RVB en signal couleur compatible N&B s'appelle le codage. Le NTSC, le SECAM et le PAL sont 3 types de codages différents, et bien entendu, incompatibles entre eux. Passer d'un type de codage à un autre s'appelle transcodage.
Aucune des trois solutions n'est néanmoins transparente, loin s'en faut. Un signal codé souffre d'artefacts plus ou moins visibles selon le codage.
Un signal vidéo codé de la sorte est dit signal composite, car il contient plusieurs sources de nature différente. Les standards vidéo utilisant le composite vont de l'U-MATIC / U-MATIC SP au VHS en passant par le 8mm ou Video 8, le Betamax, le VCR ou encore le V2000. Au vu des dégradations causées par le codage, il devenait urgent de s'en absoudre en production.
Au début des années 80, SONY mit au point un format vidéo à composantes séparées, constitué de plusieurs signaux distincts, véhiculés par des câbles distincts : le Betacam / Betacam SP. Pour rester compatible N&B, on évita soigneusement le RVB, et on choisit naturellement un format comportant le fameux Y (signal N&B), plus des informations de chrominance véhiculées par 2 signaux : U & V (appelés aussi Cr et Cb). Pour ceux qui n'auraient pas encore décroché, le U = R - Y, le V = B - Y, où Y = 0,30R+0,59V+0,11B (les coefficients étant différents selon le codage utilisé). Cette transformation de RVB en YUV s'appelle Matriçage. Contrairement au codage, le matriçage est une opération très simple, qui ne génère pas de dégradation, tout en offrant l'avantage de la compatibilité Y.
Quelques années plus tard, on vit apparaître un format grand public dit S-Video ou Y/C, où la luminance Y et la chrominance C (codée en NTSC, PAL ou SECAM) étaient séparées (S-VHS, Hi-8, Super-Betamax). Ce format est de qualité meilleure qu'un format composite, puisque la chrominance n'empiète plus sur la bande de fréquences de la luminance, ce qui pouvait amener à des artefacts colorés sur des détails fins. La résolution horizontale de ces formats pouvait donc être quasiment doublée (400 points/ligne au lieu de 240-250).
Un spectacle peut désigner :
Une vue d’ensemble qui attire le regard (« le spectacle de la nature », « se donner en spectacle »)
Un divertissement offert à un public, notamment :Le terme photographie a un sens triple :
C'est la technique qui permet de créer des images par l'action de la lumière.Le mot « photographie » est composé de deux racines d'origine grecque :
le préfixe « photo- » (f?to?, photos : lumière, clarté) — qui procède de la lumière, qui utilise la lumière ;La personne utilisant la technique photographique lors de la phase de la prise de vue se nomme le photographe. Il existe de nombreux métiers connexes à la prise de vue. Par exemple, une personne travaillant dans un laboratoire pour procéder à l'agrandissement de négatifs se nomme le tireur.
Les deux phénomènes nécessaires à l'obtention d'images photographiques étaient pour certains connus depuis longtemps. Depuis Aristote, on savait mettre la réalité en boîte : il suffit de percer un « petit trou » (sténopé) dans une chambre noire (camera obscura) pour voir apparaître une image inversée dans le fond blanc de la boîte. D'autre part, les alchimistes savaient que la lumière noircissait le chlorure d'argent. Vers 1780 Jacques Charles, plus connu pour son invention de l'aérostat gonflé à l'hydrogène, parvint à figer, mais de façon fugitive, une silhouette obtenue par le procédé de la chambre noire sur du papier imbibé de chlorure d'argent. Wedgwood fit des expériences analogues avec le nitrate d'argent ; il en publia un mémoire en 1802. De son côté John Herschel en 1819 décrit les propriétés de l'hyposulfite de sodium qui deviendra le fixateur.
Joseph Nicéphore Niépce, un inventeur de Chalon-sur-Saône, associe ces trois procédés pour fixer des images (de qualité moyenne) sur des plaques d'étain recouvertes de bitume de Judée, sorte de goudron naturel qui possède la propriété de durcir à la lumière (1826 ou 1827) : la première photographie représente une aile de sa propriété à Saint-Loup-de-Varennes (Saône-et-Loire). Si on regarde bien cette image, on remarque son éclairage particulier. En effet, la pose a duré plusieurs heures. Le soleil a éclairé le mur de droite puis celui de gauche plus tard dans la journée.
Nicéphore meurt en 1833 et Louis Jacques Mandé Daguerre poursuit l'amélioration du procédé. En découvrant le principe du développement de l'image latente, Daguerre trouve le moyen de raccourcir le temps de pose à quelques dizaines de minutes. En 1839, Il promeut son invention auprès du savant et député François Arago, qui lui accorde son soutien.
Ainsi, la date officielle de l'invention de la photographie est 1839, date à laquelle Arago présente à l'Académie des sciences l'« invention » de Daguerre, le daguerréotype, qui est en fait une amélioration de celle de Niépce. L'État français l'acquiert contre une rente viagère annuelle de 6 000 francs à Daguerre et de 4 000 francs à Isidore Niépce, le fils de Nicéphore, puis en fait « don au monde ».
Grâce au daguerréotype, on obtient des images après « seulement » une demi-heure de pose (lorsque le ciel est parfaitement dégagé). Cette lenteur pose quelques problèmes : les rues de Paris, même à une heure d'affluence apparaissent totalement vides. Mais qu'importe, la photographie était inventée !
Par la suite, la photographie évolue très vite. En effet, le résultat des recherches étant acquis par l'État français, chacun peut l'améliorer.
Les progrès suivent trois directions :
réduction du temps de pose par augmentation :William Henry Fox Talbot (1800-1877) mène des recherches parallèles à celles de Niépce et Daguerre à partir de 1833. En 1840, il invente le « calotype », procédé négatif-positif qui permet la diffusion multiple des images.
Suivent d’autres recherches, qui petit à petit permettent d’améliorer la qualité des images, la sensibilité des surfaces sensibles, et de simplifier la procédure de prise de vue : 1847 « procédé à l’albumine » (Abel Niépce de Saint-Victor, cousin de Nicéphore), 1850 « procédé au collodion humide » et 1851 « ambrotypie » (Frederick Scott Archer), 1852 « ferrotypie » (Adolphe-Alexandre Martin).
Félix Tournachon plus connu sous le nom de Nadar en fait une utilisation commerciale. Il réalise des portraits des personnalités de l'époque, et en 1858 il réalise à Bièvres la première photographie aérienne, prenant une vue de Paris depuis un aérostat.
Charles Cros et Louis Ducos du Hauron présentent le même jour à l'académie des sciences, le principe de la photographie en couleurs indirecte en trichromie soustractive en 1869, nécessitant l'exposition de 3 images correspondant aux trois couleurs primaires. Le procédé sera utilisé à grande échelle par Prokudin-Gorskii entre 1900 et 1918.
Une étape importante fut ensuite le premier procédé véritablement pratique de photographie en couleur, l’« autochrome », inventé par les frères Louis et Auguste Lumière en 1903 et commercialisé à partir de 1907. L'utilisation est simple (une seule image) mais la sensibilité très faible oblige à des poses de quelques secondes et le format des plaques 9 × 12 impose des appareils lourds.
Il faudra attendre 1935 avec l'entrée en production de l'Agfacolor puis du Kodachrome pour que la photographie en couleur se répande avec des appareils compacts faciles à transporter (pellicule souple) mais toujours limitée à des diapositives. Les amateurs devront attendre l'Ektachrome vers 1946 pour disposer d'un traitement abordable bien que délicat.
Le succès à grande échelle dépendait de la possibilité de tirage sur papier que permet le Kodacolor introduit en quantité limitée pendant la Seconde Guerre mondiale (1942) puis plus largement dans les années 1950 sous le format 135.
Les techniques informatiques permettent de transformer une image en une série de points, les pixels, dont les caractéristiques sont exprimées par des nombres, ce qui permet de la reconstruire sur un périphérique informatique. La difficulté de cette technologie, qui marque une rupture complète avec les procédés physico-chimiques initiaux, se situe dans la conception des capteurs électroniques de l'image qui remplacent le film. La résolution de ces capteurs, le nombre de pixels d'une image qu'ils sont capables d'analyser, évolue très rapidement. Sur les appareils commercialisés, ils atteignent en 2007 jusqu'à 10 millions de pixels pour les appareils au capteur APS et 32 millions de pixels pour les moyens formats et permettent d'obtenir une image de qualité pour une taille d'environ un demi-mètre carré. Comme pour les anciennes techniques, cette qualité dépend aussi de l'optique de l'objectif et de la mécanique du boîtier.
La photographie numérique présente l'avantage des possibilités infinies de retraitement et de retouche des images avec un ordinateur et un logiciel de traitement d'image comme Photoshop d'Adobe, ou Gimp en licence libre. De la simple correction de lumière, de contraste, à la composition d'image, les usages peuvent être artistiques et ouvrir ainsi une liberté de création ou mercantiles quand il s'agit de modeler un idéal féminin publicitaire.
Les réseaux de communication, internet et les services communautaires de photo en ligne apparus depuis 2003, ont déployé les possibilités d'usage de la photo numérique. Avec les blogs et les services de partage de photographies comme Pikeo ou Flickr, les photographes internautes disposent des outils et services permettant la communication, l'échange, l'exposition de leurs photos numériques, autant dans la sphère privée, communautaire, qu'à l'échelle planétaire. Les services offrent des possibilités d'exploitation en ligne considérables: gestion des contacts, diaporamas, localisation géographique...). Les artistes et professionnels y trouvent leur compte avec des audiences considérables pouvant dépasser n'importe quel lieu d'exposition physique.